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Vieux 09/04/2007, 18h32   #410
JFM
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BAYROU AU JDD

On me rejoindra vite au second tour"
8 avril 2007

François Bayrou à donné une interview au Journal du Dimanche, parue le 8 avril dans laquelle il prédit un "électrochoc tranquille" mais "déterminant" s'il est présent au second tour de l'élection présidentielle, ce dont il ne doute pas. Pour le candidat né dans le Béarn, les deux projets que proposent ses concurrents directs lui apparaissent comme "dangereux". Nicolas Sarkozy "propose une société violente" et Ségolène Royal incarne "le Tout État" qui "infantilise" la société.


JDD : Comment ressentez vous la campagne à cet instant ?

François Bayrou : La campagne entre dans sa phase décisive. Ce qui en jeu, maintenant, ce sont les projets de société que nous défendons les uns et les autres, ainsi que les caractères de ceux qui les portent. Nicolas Sarkozy incarne une société violente qui oppose les citoyens les uns aux autres. Une société d’autant plus violente qu’il en vient à penser que c’est à la naissance que tout est joué, thèse totalement anti-scientifique et anti-humaniste. En disant cela, Sarkozy remet en cause les valeurs communes autour desquelles a été construite la société française.

Et Ségolène Royal ?

Ségolène Royal est beaucoup plus hésitante : elle avance une idée avant d’en changer. Mais elle annonce un Etat qui s’occupe de tout, qui prend tout en charge : création d’un service public de la petite enfance, prise en charge générale de la première année de travail, annonce d’allocations de toute nature, un socialisme qui, au lieu de faire grandir la société, l’infantilise en disant : "L’Etat va s’occuper de tout." Ces deux projets de société sont dangereux l’un et l’autre. L’un parce qu’il propose une société violente. L’autre parce que c’est une société du "tout-Etat", alors qu’on devrait en être vacciné depuis longtemps. Mon projet, au contraire, est celui d’une société équilibrée dans laquelle, au lieu de dresser les gens uns contre les autres, on leur permet de vivre ensemble. Une société dans laquelle, au lieu de demander à l’Etat de tout faire, on permet aux solidarités de s’exprimer, à la société civile d’exister en face d’un Etat qui ne ferait plus que l’essentiel.

Si vous êtes au second tour…

Il n’y a pas de "si". Dans ce combat là, il n’y a, pour moi, qu’une seule hypothèse. Je suis candidat pour qu’un souffle nouveau passe sur le paysage politique français. Si l’un de mes deux concurrents est élu, alors on recommencera, comme si de rien n’était, avec la forteresse UMP ou la forteresse PS avec les mêmes à l’intérieur. Tandis que si je suis élu, se mettra en place une majorité nouvelle qui permettra de faire travailler ensemble des sociaux-démocrates – venus du Parti socialiste et de la droite républicaine – autour du centre dans une majorité progressiste et stable.

Vous n’avez enregistré jusqu’ici que peu de ralliements…

J’attends d’autant moins de ralliements parmi les ténors de la politique qu’ils sont verrouillés par les appareils. En outre, je veux renouveler profondément le personnel politique. Recommencer éternellement avec les mêmes ne correspond pas au souffle nouveau que je veux inspirer. Les Français attendent des générations nouvelles. La France est peuplée de gens de talent. Et je sais très bien que des responsables politiques du premier plan, de gauche comme de droite, me rejoindront rapidement si je suis au second tour.




ET ENFIN UNE PETITE PUB DE JEAN-FRANCOIS KAHN

Au moins, désormais, est-ce clair. Quelque chose a basculé, dans la dernière ligne droite de cette campagne électorale. Pour la première fois depuis quarante ans, un candidat - pas celui que l'on croit et dont on fait, un peu artificiellement, un absolu épouvantail - a employé un ton et des arguments qui rappellent furieusement (le mot est le bon) la façon dont l'extrême droite d'avant guerre et les staliniens d'après guerre poussaient le terrorisme intellectuel et verbal jusqu'à nier la légitimité, l'humanité même de leurs concurrents ainsi diabolisés. Comme si le lapin était déjà fasciné par le boa, les médias, y compris ceux qui font profession d'extrême vigilance en la matière, tel notre confrère le Monde, n'ont quasiment pas moufté.

Au-delà d'une saine compétition entre personnalités différentes et talentueuses, au-delà d'opinions divergentes mais légitimes, c'est donc bien, en réalité, notre conception de la République et le devenir de notre démocratie qui sont en jeu. C'est grave! Il est donc temps, grand temps, de dévoiler ce qu'on semble avoir décrété indicible, de faire tomber les masques, de mettre toutes les cartes entre les mains des électeurs qui n'entendent pas favoriser une nouvelle fois l'avènement du césarisme.

Il ne faut pas qu'on puisse dire, demain, qu'on ne savait pas, qu'on n'était pas prévenu, qu'on n'avait pas été informé.

Donc, la semaine prochaine, Marianne brisera l'omerta que favorise le verrouillage médiatique, dira ce qu'on n'ose pas vous dire, se libérera de la conspiration du silence pour jeter, dans le débat, cette lourde vérité dont on voudrait vous interdire l'accès !

Dès aujourd'hui, retenez ce numéro essentiel. Au nom de tout ce qui nous rassemble, aidez-nous à lui assurer la plus large diffusion. Offrez-en un ou plusieurs numéros autour de vous, à vos amis ou connaissances.

Dans trois semaines, il sera trop tard.
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